Après avoir pataugé au fond de l’abîme, duquel j’ai faillit ne pas revenir, j’ai retrouvé Dieu dans le détour. J’avais été suffisamment brisée pour être prête à l’écouter.
Un jour, j’ai ressortit un livre qu’une inconnue m’avait offert bien des années auparavant et que je n’avais jamais lu. En effet, quand Jean avait amorcé le programme Setting Captives Free, j’avais fait la version du programme destiné à la conjointe. La femme qui me suivait pour ce cours m’avait envoyé ce livre par la poste. Peut-être qu’à l’époque j’avais été rebutée par le fait que c’était en anglais ou peut-être tout simplement que je n’étais pas prête. Mais là, j’étais enfin prête à le lire. C’était “The Excellent Wife” par Martha Peace. C’est un livre que j’ai lu en prenant quelques pauses, car c’était beaucoup de choses à assimiler, beaucoup de choses confrontantes, mais qui ont fait leur chemin en moi. Depuis, je l’ai lu plusieurs fois.
J’y ai appris notamment que je ne pouvais excuser mes péchés par ceux de mon mari.
“Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère.“ (Matthieu 7, 3-5)
J’ai appris qu’en ne respectant pas mon mari, aussi insensé soit-il, je désobéissais à Dieu. Ce concept m’était bien difficile à accepter, mais j’étais décidé à écouter la sagesse de Dieu, puisque la mienne ne m’avait menée nulle part.
“Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.” (Éphésiens 5, 22-23)
J’y ai appris à voir que Dieu était en contrôle de ma vie et qu’il prenait soin de moi, même quand les circonstances ne semblaient pas être comme je le voulais.
“Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.” (Romains 8, 28)
J’ai appris à voir en Dieu mon refuge, mon bouclier, ma forteresse.
“Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut Repose à l’ombre du Tout Puissant. Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !” (Psaumes 91, 1-2)
“Recommande ton sort à l’Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.” (Psaumes 37, 5)
J’ai appris à confronter mes pensées avec ce que la Bible me demande.
“Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.“ (1 Corinthiens 13, 3-7)
Que de défi dans seulement cinq petits versets! Mais c’est en m’appliquant à confronter ma façon de penser, d’agir et d’être avec ce que me demande la Parole de Dieu que j’ai commencé à changer de l’intérieur.
J’ai appris à me détourner de l’orgueil et embrasser davantage l’humilité.
“Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.” (Philipiens 2, 3-4)
J’ai appris que l’amertume était une forme d’orgueil et qu’elle empêchait l’amour d’être. J’ai appris à voir pourquoi je devais me détourner de l’amertume et du ressentiment et ne pas chercher à me venger moi-même.
“Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes… Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur… Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.” (Romains 12 : 17, 19, 21)
“Mieux vaut habiter dans une terre déserte, Qu’avec une femme querelleuse et irritable.” (Proverbes 21, 19)
J’ai appris l’importance de la joie et que Dieu est fidèle à me la redonner chaque fois que je la cherche auprès de lui.
“Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés” (Jacques 1, 2)
“Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous… Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus Christ.” (Philipiens 4 : 4, 6-7)
“Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.” (Romains 12, 12)
Je pourrais m’étendre encore longtemps sur tout ce que ce livre m’a apporté. Mais il y a bien trop de matériel pour être contenu dans un seul article.
Cependant, pour être totalement honnête, je dois dire que je ne suis pas arrivée à assimiler tout ça du jour au lendemain, ça a plutôt été un long processus, une série de combats intérieurs. Et je dirais que ce livre contient du matériel pour encore bien des années de perfectionnement. Mais essentiellement, il m’a amené à cassé certains patterns qui faisaient que je bloquais l’action de Dieu dans ma vie.
Parallèlement à cette lecture, j’ai recommencé à parler de Dieu avec Jean. Petit à petit, il semblait de moins en moins fermé. Probablement qu’il voyait l’action que ça avait dans ma propre vie. Puis un jour, nous avons commencé à faire quelques louanges ensemble. Ça nous faisait un bien énorme. Ça nous reconnectait avec les ambiances réconfortantes qu’on avait connu dans des églises auparavant. Pendant plusieurs semaines, c’est resté seulement au niveau de la chanson ensemble. Mais Dieu faisait son chemin dans le coeur de mon mari, tout en continuant de me transformer.
On a eu envie de fréquenter une église, mais les églises évangéliques ne pleuvent pas en région. La plus proche était à 1h de route. Notre motivation n’était pas encore rendu à ce point.
Puis, en modifiant mon forfait de câble pour la télévision, j’ai découvert qu’en anglais, il y avait des postes de télé chrétienne. Ça m’a ouvert d’énormes horizons. J’ai commencé à suivre certaines émissions qui m’interpelaient davantage. Notamment, il y avait un pasteur qui vulgarisait bien les choses, qui semblait avoir une bonne connaissance de la psychologie et qui appliquait certaines choses de la science du succès. C’est ainsi que ça a suscité aussi l’intérêt de Jean qui a commencé à écouter des émissions avec moi.
De fil en aiguille, nous avons découvert que la plupart de ces émissions avaient des sites web. C’était tout un univers qui s’ouvraient devant nous. On a passé énormément de temps à se nourrir spirituellement. On a commencé à fréquenter des assemblées diffusées en direct sur Internet. Et notre vie s’est mise à se transformer. Ce n’est pas devenu facile du jour au lendemain, mais notre vie s’est améliorée constamment.
Je puis dire, sans l’ombre d’un doute, que nous ne sommes plus les mêmes personnes qu’avant. J’ai vu des transformations dans mon mari que je n’aurais jamais crues possibles. Parce que j’ai accepté la sagesse de Dieu au lieu de me confier dans ma propre bêtise, j’ai vu Dieu transformer mon mari au-delà de mes espérances et en faire un homme de la Bible, un homme qui comprend qu’il doit aimer sa femme comme Christ aime son église.
Même si les choses ne sont pas parfaites, même si nous avons beaucoup de choses à améliorer, j’arrive maintenant à être heureuse, à entrevoir un avenir prometteur. Et tout ça, pas Sa grâce!
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