
Aujourd’hui, mon mari vient d’atteindre 90 jours de sobriété. Et je voulais prendre le temps de le souligner. Bravo Jean! Je te remercie de mener ce combat!
90 jours, c’est une étape significative. En effet, d’après les étapes d’après-rechute que j’ai pu observer de mon point de vue de conjointe, le plus difficile est passé. Et je sais que les jours qui précèdent ce fameux cap du 3 mois sont particulièrement difficiles. Alors merci d’avoir courageusement affronté ces vagues émotionnelles. Et je t’ai vu faire preuve d’humilité et rapidement demander pardon lorsque tu faisais fausse route et pour ça aussi, je te remercie.
Mais plus encore, je constate comment ces 90 jours ont pu être particulièrement un défi. Notre vie a pris une allure tourbillonnante depuis quelques semaines avec l’adaptation à ton nouvel emploi, la venue au monde très prochaine de notre fils, l’augmentation des responsabilités dans le but d’alléger les tâches de ta femme enceinte jusqu’au cou, la diminution du temps de loisirs personnels au profit des obligations familiales, etc. Je sais bien que tout ça ce sont de grands défis qui amènent leur lot de stress (positif comme négatif) et de frustrations. Et je sais que la fuite vers la dépendance est un moyen facile et familier de gérer le stress, mais tu as relevé le défi en champion et ce, même lorsque le combat n’était pas facile. Pour ça aussi, je te remercie! Et ça m’aide à avoir confiance pour ce qui s’en vient dans les prochaines semaines. Je suis contente que notre fils puisse naître dans un foyer plus fonctionnel que celui dans lequel ses soeurs sont nées.
Je suis honorée d’être ta femme! Eh oui! Je pense chacun de ces mots. J’ai passé plusieurs années dans l’humiliation, mais maintenant la honte a fait place à l’honneur. Je suis honorée de voir avec quelle rigueur tu t’appliques à me respecter dans la moindre de tes pensées, à respecter notre lit conjugual, à chérir avec moi notre noyau familial. Je suis émue de te voir souvent te sacrifier et sacrifier tes désirs personnels pour le bien-être de notre famille. Je l’apprécie et ça me touche droit au coeur. Je sais que tout ça te demande beaucoup, que ce n’est pas inné. Et je te remercie d’y consentir.
En terminant, je remercie Dieu pour tout ce qu’il est en train de faire en toi! C’est bien au-delà de toutes mes attentes!